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Les évaluations individuelles et la souffrance au travail

La souffrance au travail, qui quelquefois conduit certains au suicide, est un processus dont les facteurs principaux sont connus : la surcharge de travail, l’isolement social des salariés, le manque de reconnaissance ainsi que le manque d’autonomie des salariés.

Les évaluations individuelles sont dénoncées par Christophe Dejours, grand psychiatre français. En plus du fait qu’il considère que les résultats de telles évaluations sont faussés, l nous dit : « on ne peut pas mesurer le travail. Au mieux, on mesure les résultats du travail. Or, il n’existe pas de proportionnalité entre les résultats du travail et le travail lui-même. ».

Ces évaluations individuelles viennent casser le collectif ainsi que la collaboration au sein d’une entreprise. Une sorte de concurrence généralisée va alors être instaurée : en effet, ces évaluations sont ensuite suivies d’effets. La personne ayant eu un résultat défavorable ne se verra pas recevoir telle promotion ou, pire encore, se verra menacer de mutation ou non renouvellement de contrat. Christophe Dejours nous dit que cela amène les salariés à aller jusqu’à « une concurrence déloyale ». Une telle compétition entre salariés vient donc casser le collectif, faire apparaitre la solitude et l’isolement social des salariés. Cet isolement social a été dénoncé au-dessus comme étant un des facteurs de risques principal de la souffrance au travail.

Mais cela va plus loin car, aujourd’hui, ces évaluations sont pointées du doigt par les syndicats dans de nombreuses affaires. En effet, dans de nombreuses entreprises où sont pratiquées de telles évaluations, les chefs de service vont alors devoir remplir un certain quota. Autrement dit, les dirigeants devront mettre la note maximale à un certain nombre seulement de salariés, la note moindre à tant de salariés et ainsi de suite jusqu’à la note la plus défavorable. Or, imaginons tous les salariés effectuent leur travail correctement, les dirigeants devant remplir leur quota, certains se verront attribuer une note défavorable alors même qu’ils effectuent un travail tout à fait convenable. Un nouveau facteur de risques apparait alors : celui du manque de reconnaissance. Rappelons encore ici qu’il est considéré comme un des facteurs de souffrance au travail.

Des salariés soumis à de telles évaluations sont donc doublement sujet à des risques psychosociaux élevés.

Il peut donc être une bonne solution que de décider de les supprimer.